Le style "Dranem", et "Ah, les chinois"

Vous avez salué la page de l'éditorial sur Dranem d'un nombre impressionnant de visites ! Cet artiste, qui a inventé un genre et qui s'est imposé au début du XX ieme siécle reste donc d'actualité, et il faudrait que les radios reprennent plus souvent ses titres. Nous allons donc lui consacrer un deuxième éditorial en abordant 2 thèmes: son style, et pour s'amuser, reprendre la chanson 'Ah, les chinois'.

Au sujet du style, Dranem a marqué son époque, et son personnage habillé d'un pantalon et d'une veste trop courts à carreaux et d'un petit chapeau a suscité bien des 'imitations' pour des personnes qui se cherchaient un style, ou même des interprètes professionnels. Pour vous faire une idée, vous trouverz ci-dessous quelques unes de ces personnes (il y en a sans aucun doute plein d'autre).

'De la Belle Epoque aux Années Folles' va reprendre avec vous une de ses chansons 'Ah Les Chinois' puisque cette année 2004 est l'année de la Chine. Peut-être trouverez vous que l'humour de cette chanson contient quelques "dérapages" qui passent moins bien aujourd'hui qu'il y a 100 ans, il est clair qu'il ne faut pas chercher autre chose qu'un divertissement bon enfant, qui n'a aucune mauvaise intention. De plus, ces paroles, parfois absurdes, ont été admises par la Censure, qui était plutôt sévère à l'époque...

Vous connaissez le principe de ce 'Karaoké' depuis l'éditorial consacré au 'Petit Objet' de Polin:

 

Petit Henry

Le petit Henry

 

Dranem2

Dranem

 

Chevalier en Dranem

Maurice Chevalier (il a 12 ans)

Alvaro

Alvaro

Ah Les Chinois
Créée par Dranem
Paroles de P.Briollet,
Musique de C.d'Orvict

I
De chez les chinois j'débarque
Et j'ai fait une remarque,
C'est' que, chez eux, les trois tiers
Font tout de travers.

Ils sont épatants ma foi !
Ah !Les chi-chi, Ah ! Les chinois,
Ils prennent l'envers pour l'endroit,
Ah ! les cochons d'chinois !

II
L'concombr' se mange en pommade,
L'aloès en salade ;
Ils boivent à la plac'de vin,
De l'huile de ricin.

Ils sont épatants ma foi !
Ah !Les chi-chi, Ah ! Les chinois,
A table, il faut quand on boit,
Un pot d'chambre auprès d'soi.

Senga
Senga
Resse
Resse
Darius
Darius M

 

III
Quand ils voient un'mandarine
Au lieu d'cour'ber l'échine,
Ou de lui baiser la main
Ils gratt'nt son vaccin.

Ils sont épatants ma foi !
Ah !Les chi-chi, Ah ! Les chinois,
Pour s'dir' : Je t'aime, ils s'envoient
D'la saliv'sur la noix.

IV
C'est en papier qu'ils s'habillent
Pour s'marier, les jeunes filles
Se font un costum' nuptial
Avec un journal.

 

 

Ils sont épatants ma foi !
Ah !Les chi-chi, Ah ! Les chinois,
L'jeun' marié met devant soi
Un rouleau d'papier, d'soi'.

V
Au lieu de lever la jambe,
Leurs mousmées, très ingambes,
Lév'nt en s'tordant comm' des vers,
Leurs index en l'air.

Ell's sont épatants ma foi !
Les femmes de chichi, les femmes de nois ;
On dirait qu'elles dis'nt "François,
Viens donc y mettre un doigt "

 

VI
Les lutteuses à main plate
En Franc'pass'nt la cravate,
Là-bas par leur jiujitsu,
L'plus raide est tordu,

Ell's sont épatants ma foi,
Les lutteu's chi, les lutteus's nois,
Ell's vous chop'nt au bon endroit,
Et ell's vous cassent en trois.

 

VII
Mais c'qui m'n bouche un' fissure
C'est surtout leur chev'lure,
Les plus jeun's comm' les plus vieux,
Ont un mètr' de queu'

Ils sont épatants ma foi,
Ah ! les chi-chi, Ah ! les chinois,
Y a même des goss's de six mo's
Qui l'ont plus longue que moi.

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