Junka

 

 

Léonce Junqua est né à Bordeaux le 14 février 1878. Il porte le nom de sa mère, Marie Junqua, le père étant inconnu. Il devient orphelin à 6 ans, sa mère meurt agé à peine de 25 ans. Il apprend le métier de la bijouterie, et s'installe à Dives dans le Calvados. Il se marie à Amiens avec Mlle Alfrède Sellier en 1902, sa profession déclarée est 'bijoutier'.

Il se produit comme chanteur et 'monte' à Paris. On le retrouve au Concert de la Pépinière dès 1907, fait un tour de chant, joue dans des revues, chante en duo avec son épouse.

Musicien, il est aussi compositeur de musique sous le nom de Dick Lauwrence. C'est sous ce nom qu'il écrit avec René de Buxeuil L'âme des violons". de 1909 à 1913, il est à l'Eldorado, mais aussi au Petit-Casino, au Casino Saint-Martin. Après avoir enregistré pour Odeon et Ultima, il signe un contrat avec les établissements Pathé-Frères en 1911, et enregistre de nombreux disques jusqu'en 1914.. Il chante en Belgique, à Marseille, aux Concerts-Pacra, au Concert Mayol. Il côtoie les plus grands Dufleuve, Dranem, Bergeret...

Paris qui chante lui consacre un numéro exclusif le 9 décembre 1911.

Puis, c'est la guerre. Il a alors 36 ans; il se retrouve à la surveillance de trains et des voies ferrées au centre de triage de Noisy le Sec (77).

Sa carrière continue après la guerre: Concerts Pacra, Empire, Bobino, l'Européen. Il enregistre chez Chantal à Bruxelles. Pathé continuera à éditer des disques de Junka en 80 tours dont la plupart sont des rééditions des enregistrements d'avant-guerre.

Il ralentit sa carrière de chanteur et s'installe à Arras dans un hôtel-restaurant. Ce n'est qu'à partir de 1928 qu'il repart à l'assaut de la chanson. Il rejoint les tournées Darnety. Il compose Hello Daisy.

En 1932, il prend la direction de la Maison de retraite de Ris-Orangis (dont Dranem aura été le premier directeur).

Il décéde à la fin de la guerre, le 31 janvier 1945.

 

Junka - Grand

Junka

Source: Paris qui Chante n°453 de décembre 1912, consacré exclusivement à l'artiste

Chez Pathé, en 90 tours/mn (avant 1916)

229 - L’homme est un pantin (Gabaroche)
232 - Un jour d’amour (St Gilles)
295 - Le plus joli rêve (P.Arezzo) - Mélodie avec orchestre <3188>
303 - Les prières de la vie (Vercolier) <3188>
4464 - Aimer, boire, pleurer (Egbers) <3110>
4469 - Le retour du Napolitain <3110>
4478 - Les rubans de la vie (Vercolier) <2951>

4480 - Rendez-moi mes vingt ans
4487 - C'est la vie, c'est l'amour <2951>

et en 80 tours (après 1916)

4612 - Boniments printaniers (Leconte) – Chansonnette
4612 - L’âme des violons (R. de Buxeuil) - Chanson
4823 - Les rubans de la vie (Vercolier) - Chanson vécue - des Concerts Parisiens
4823 - Rêve d'un soir (Nilson Fisher) - Chanson
4850 - L'éternelle chanson (Duclus) - Chanson vécue - des Concerts Parisiens
4850 - Ferme tes jolis yeux (R.de Buxeuil) - Berceuse
4851 - Le père Chante-Misère (Vercolier) - Chanson vécue
4851 - Pensez aux mamans (Gavel) - des Concerts Parisiens

 

 

Junka 1927

Les Junka chantérent ensemble et ont même enregistré un disque en duo chez Odeon vers 1910

Source: Carte postale - Collection DLBEAAF

Sources: L'excellente revue Chansonia n°7 d'avril 2004


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